Les Kébabiens

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Introduction

Traduction de l'article inauguratif : Les Kébabiens sont une bande de potes, tous élèves de SciencesPo Bordeaux. Entre Juillet 2006, pour les premiers, et jusqu'à juillet 2007, pour les derniers, nous partons tous faire une année universitaire dans un pays étranger : d'Ottawa à Beyrouth en passant par Hambourg, Cardiff, Budapest ou Vilnius (et d'autres, ayant la double nationalité Kébabien-divers, partant en Espagne, Colombie...). Ainsi, pour rester en contact, partager nos expériences, et les offrir au reste du monde (il faut avoir de l'ambition...), nous avons fondé ce blog collectif en référence à notre patrie d'origine, le Kebab, parfois appellée la Kébabie (parité oblige...). Ce blog sera Kébabien, avec tout ce que celà sous-entend. Et si pour vous, ça ne sous-entend encore rien, alors suivez nos déboires avec assiduité...ou avec internet...

Recherche

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Vendredi 11 août 2006

Comment me justifier... Ben en fait, ce que vous allez lire et entendre (si j'arrive à mettre la bande son), c'est une chanson d'enfance. Certe, personne ne me l'a chantée pour m'endormir mais pour vous mettre dans l'ambiance, imaginez: des potes qui se connaissent depuis qu'ils sont nés et même avant, qui auraient pu être frères et soeur ("tu savais que ta mère elle sortait avec mon père avant qu'il rencontre ma mère?" "Tu crois que c'est vrai que ton père il a trompé ta mère avec la mienne? Je sais pas, c'est le bruit qui court..." etc), de froides soirées d'hiver ou d'été (mon village est en altitude, dans la machja) passées au bar ou "au mur" et tout d'un coup soudain, quelqu'un entonne d'une voix grave et profond, les premières notes d'une chanson connue de tous, et que tous reprendront en coeur...

MORT AUX VACHES

 

Du port de Brest à la rade de Toulon

Cinq cent gardes mobiles ont envahi l'île de Pascal Paoli

Mais dites leur que nous sommes Corses

Et d'une race pure

Que nous n'avons pas peur des képis

 

Mort aux vaches

Et mort aux condés

A ces enfants de putes de la sûreté

Non pas de grâce

Non pas de pitié

De mon calibre 12 et de ses balles blindées

 

A l'âge de 5 ans j'allais à l'école

A l'âge de 6 ans le porte-plume en poche

A l'âge de 10 ans la cigarette au bec

A l'âge de 15 ans le revolver en main

 

Je me souviens très bien de l'hôpital de Nice

C'est là que j'ai soigné ma première chaude-pisse

Et garre à la putain qui m'a si mal servi

Car c'est à cause d'elle que je suis ici

 

Je me souviens encore de ma première femme

Elle s'appelait Titine une putain d'arabe

Titine mon amour Titine mon trésor

Je veux vivre avec toi ou mourir en prison

 

Et mort aux vaches

Et mort aux condés

A ces enfants de putes de la sûreté

Non pas de grâce

Non pas de pitié

De mon calibre 12 et de ses balles blindées

 

En descandant le cour on me traita de lâche

Mais moi qui suis un Corse un Corse n'est pas lâche

Sortant mon revolver fixant son triste sort

D'une balle en plein coeur il tomba raide mort

 

Je me souviens toujours des vices d'Isabelle

Elle faisait la putain et moi la sentinelle

Quand un riche passant lui leva tout soudain

Le bas de son jupon la traitant de putain

 

A mon enterrement 300 putains en larmes

Et 300 maquereaux porteront mon tombeaux

Et sur ma literie écrit en lettres d'or

"Si il n'étais pas mort il banderait encore"

 

Et mort aux vaches

Et mort aux condés

A ces enfants de putes de la sûreté

Non pas de grâce

Non pas de pitié

De mon calibre 12 et de ses balles blindées

 

Et mort aux vaches

Et mort aux condés

A ces enfants de putes de l'état français

Non pas de grâce

Non pas de pitié

De mon calibre 12 et de ses balles blindées

 

Quant à mon héritier je voudrais qu'on l'élève

Dans l'illégalité la marginalité

Dans le vice et le sexe et la prostitution

Qu'il devienne un caïd de la prohibition

 

Mort aux vaches

Et mort aux condés

A ces enfants de putes de la sûreté

Non pas de grâce

Non pas de pitié

De mon calibre 12 et de ses balles blindées

Par Marine - Publié dans : outgoingkebab
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