Traduction de l'article inauguratif : Les Kébabiens sont une bande de potes, tous élèves de SciencesPo Bordeaux. Entre Juillet 2006, pour les premiers, et jusqu'à juillet 2007, pour les derniers, nous partons tous faire une année universitaire dans un pays étranger : d'Ottawa à Beyrouth en passant par Hambourg, Cardiff, Budapest ou Vilnius (et d'autres, ayant la double nationalité Kébabien-divers, partant en Espagne, Colombie...). Ainsi, pour rester en contact, partager nos expériences, et les offrir au reste du monde (il faut avoir de l'ambition...), nous avons fondé ce blog collectif en référence à notre patrie d'origine, le Kebab, parfois appellée la Kébabie (parité oblige...). Ce blog sera Kébabien, avec tout ce que celà sous-entend. Et si pour vous, ça ne sous-entend encore rien, alors suivez nos déboires avec assiduité...ou avec internet...
Comment me justifier... Ben en fait, ce que vous allez lire et entendre (si j'arrive à mettre la bande son), c'est une chanson d'enfance. Certe, personne ne me l'a chantée pour m'endormir mais pour vous mettre dans l'ambiance, imaginez: des potes qui se connaissent depuis qu'ils sont nés et même avant, qui auraient pu être frères et soeur ("tu savais que ta mère elle sortait avec mon père avant qu'il rencontre ma mère?" "Tu crois que c'est vrai que ton père il a trompé ta mère avec la mienne? Je sais pas, c'est le bruit qui court..." etc), de froides soirées d'hiver ou d'été (mon village est en altitude, dans la machja) passées au bar ou "au mur" et tout d'un coup soudain, quelqu'un entonne d'une voix grave et profond, les premières notes d'une chanson connue de tous, et que tous reprendront en coeur...
MORT AUX VACHES
Du port de Brest à la rade de Toulon
Cinq cent gardes mobiles ont envahi l'île de Pascal Paoli
Mais dites leur que nous sommes Corses
Et d'une race pure
Que nous n'avons pas peur des képis
Mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de putes de la sûreté
Non pas de grâce
Non pas de pitié
De mon calibre 12 et de ses balles blindées
A l'âge de 5 ans j'allais à l'école
A l'âge de 6 ans le porte-plume en poche
A l'âge de 10 ans la cigarette au bec
A l'âge de 15 ans le revolver en main
Je me souviens très bien de l'hôpital de Nice
C'est là que j'ai soigné ma première chaude-pisse
Et garre à la putain qui m'a si mal servi
Car c'est à cause d'elle que je suis ici
Je me souviens encore de ma première femme
Elle s'appelait Titine une putain d'arabe
Titine mon amour Titine mon trésor
Je veux vivre avec toi ou mourir en prison
Et mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de putes de la sûreté
Non pas de grâce
Non pas de pitié
De mon calibre 12 et de ses balles blindées
En descandant le cour on me traita de lâche
Mais moi qui suis un Corse un Corse n'est pas lâche
Sortant mon revolver fixant son triste sort
D'une balle en plein coeur il tomba raide mort
Je me souviens toujours des vices d'Isabelle
Elle faisait la putain et moi la sentinelle
Quand un riche passant lui leva tout soudain
Le bas de son jupon la traitant de putain
A mon enterrement 300 putains en larmes
Et 300 maquereaux porteront mon tombeaux
Et sur ma literie écrit en lettres d'or
"Si il n'étais pas mort il banderait encore"
Et mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de putes de la sûreté
Non pas de grâce
Non pas de pitié
De mon calibre 12 et de ses balles blindées
Et mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de putes de l'état français
Non pas de grâce
Non pas de pitié
De mon calibre 12 et de ses balles blindées
Quant à mon héritier je voudrais qu'on l'élève
Dans l'illégalité la marginalité
Dans le vice et le sexe et la prostitution
Qu'il devienne un caïd de la prohibition
Mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de putes de la sûreté
Non pas de grâce
Non pas de pitié
De mon calibre 12 et de ses balles blindées
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